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Des VIF encore plus bio.

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La Fédération Nationale des Vignerons Indépendants de France (VIF) publie des chiffres très prometteurs concernant l’évolution du vin bio au sein de ses adhérents. A l’horizon 2012, la surface bio française totale, pourrait être portée à 80 000 ha dont 10% de surfaces viticoles.

Concernant les vignerons indépendants, la fédération des VIF (6 000 adhérents) évalue à 85% d’entre eux ceux qui sont déjà dans cette démarche (40%) ou en cours (60%). A ce jour, 21,9 % des VIF, soit 1 310 exploitations, sont donc certifiées ou en reconversion (32,5% des exploitations viticoles bio françaises). En outre, 15% des adhérents « non bio » envisageraient une conversion pour 2013, soit une augmentation de plus de 50% du nombre d’exploitations depuis 2010.

En ce qui concerne les régions de prédilection du bio, près d’un vigneron sur deux ayant choisi l’agriculture biologique (45,3%) se situe dans le quart Sud-Est, dans le Languedoc-Roussillon, mais aussi en vallée du Rhône et en Provence. Les régions les moins représentatives sont le Val de Loire et Bordeaux-Aquitaine (respectivement 9,2 et 9,7% des VIF), mais le bio est représenté sur l’ensemble du vignoble français.

Quant aux motifs de cet engouement, ils sont majoritairement « philosophiques » plus qu’économiques selon les déclarations de 87,5% des vignerons souhaitant passer au bio. Leur volonté principale est en effet la préservation de la nature et de l’environnement, mais aussi la protection de la santé en limitant l’usage de produits dangereux par les viticulteurs. La perception d’aides financières d’accompagnement, mais aussi une amélioration de la rentabilité de l’exploitation reste la source première de motivation pour 31% des viticulteurs concernant ce passage au bio.

Les objectifs des VIF pour 2013 sont eux aussi de taille, et montrent toujours cette progression significative. Concernant le nombre d’exploitations, il devrait être porté à 1 980 (il était de 1 310 en 2010) soit une augmentation de 51,1%. La surface en hectares de vignes devrait elle être portée à 33 077 ha (pour 21 510 ha en 2010). Le dynamisme de la filière viticole bio, l’une des plus prometteuses de la filière agricole française, ne semble pas prêt de s’essouffler.

Il ne manque plus qu’un véritable cahier des charges au chai pour que le bio devienne un vrai segment.

RVI 3888 – mai 2011

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