Home»Histoires de Marques»CVBG Dourthe-Kressmann : Bordeaux N°1.

CVBG Dourthe-Kressmann : Bordeaux N°1.

1
Shares
Pinterest Google+

CVBG Dourthe-Kressmann (aujourd’hui dans le groupe Thiénot), née de la fusion de deux maisons de négoce il y a un demi-siècle, a donné naissance à plusieurs grandes marques de bordeaux, Dourthe N°1 en tête. Pierre Dourthe était un hôtelier landais, amateur de vins de Bordeaux, qui sélectionnait au milieu du XIXe siècle des bouteilles pour son établissement puis pour ses amis.

Cette activité devenue avec son fils véritable maison de négoce appartient encore à la famille après la seconde guerre mondiale. La quatrième génération a entre temps acheté le château Maucaillou à Moulis où s’installe l’activité. La société embauche l’un des premiers oenologues diplômés, André Roger, et prospère sous la direction de Jean-Paul Jauffret, l’un des notables les plus respectés du vin, longtemps président du CIVB et bien plus tard, premier président de Vinexpo. En 1967, Dourthe Frères s’unit à l’une des plus vieilles maisons de négoce, Ed Kressmann & Cie, (fondée en 1871 par Edouard) située sur les quais de Bordeaux, pour devenir CVBG (Consortium Vinicole de Bordeaux et de la Gironde) Dourthe-Kressmann.

La nouvelle entité préserve les deux signatures de façon autonome : Dourthe bénéficie de châteaux en exclusivité et lance en 1979 la marque Beau Mayne devenue l’un des fleurons de la restauration ; Kressmann possède surtout le château Martillac et l’une des plus anciennes marques de Bordeaux, Kressmann Monopole. Mais le patrimoine familial de Dourthe étant éclaté, la société est revendue en 1982 à un groupe agroalimentaire américano-hollandais, Douwe Egbert, dans le giron de Sara Lee et qui cherche à se diversifier dans les vins et spiritueux. Jean-Pierre Jauffret s’adjoint le bordelais Jean-Marie Chadronnier qui s’occupait du café chez Sara Lee.

« L’achat d’une petite société qui faisait 35-40 M Frs par un aussi grand groupe pouvait paraître surprenant, reconnait Jean-Marie Chadronnier. Les cultures d’entreprises étaient radicalement différentes et finalement, le groupe a abandonné le secteur en 1989 au liquoriste hollandais Bols. En quelques années, on en a fait la première maison de Bordeaux …

Lire la suite du dossier – abonnez-vous à la RVI.

RVI 3890 – Juillet-Aout 2011

Previous post

Sweet Bordeaux en Chine.

Next post

Bruno Paillard : self made man en Champagne.