Arbitrage des marques IGP.

Les faibles volumes disponibles en IGP et vins de France en 2010/2011 ont conduit vignerons et marques à faire des arbitrages entre ces catégories. Les entreprises comptent cependant sur leur complémentarité pour développer l’export. L’atypique campagne 2010/2011 qui s’est achevée fin juillet, a confirmé le succès des vins de catégorie IGP et vins de France auprès des entreprises françaises. L’amélioration de la conjoncture à l’export sur le « coeur de gamme », conjugué à de faibles disponibilités, ont dopé les transactions sur ces deux segments.



Les opérateurs se sont parfois disputé les volumes provoquant une véritable envolée des prix, de 22 % pour les rouges sans indication géographique et de 19 % pour les rouges en IGP. La campagne 2010/2011 restera comme celle de la consécration du cépage.

Tandis que les transactions de vins IGP et les VSIG reculaient chacune de 4 %, les volumes contractés avec mention d’un cépage ont progressé de 4 % en IGP et même de… 135 % pour les sans IG. L’hégémonie du cépage au sein de la catégorie IGP se confirme, avec plus des trois quarts des ventes. Sa montée en puissance est même spectaculaire au sein de la catégorie des vins sans indication géographique : 10 % en 2009/2010, 25% en 2010/2011.

Le phénomène permet à l’Anivin de revendiquer « une année d’avance » sur le plan de marche communiqué l’année dernière qui tablait sur 1 M hl pour… fin 2012. Les « jeunes » catégories IGP (ex-vins de pays) et vins sans IG ou vins de France (dont c’était seulement la deuxième campagne de commercialisation) font d’ores et déjà partie de la culture des principaux groupes français qui ont intégré toute la gamme à leur offre, de Castel à Grands Chais de France, en passant par François Lurton à Bordeaux ou Uccoar en Languedoc.

Les raisons de l’intérêt des marques pour l’IGP et les vins de France sont connues : Une approche simplifiée avec l’approche du cépage pour la première ; une plus grande souplesse réglementaire pour la seconde qui permet de s’approvisionner dans différentes régions tout en mettant en avant les arguments clés du cépage et de l’origine France.

L’assiette des metteurs en marché de vins sans IG ou vins de France s’est en outre élargie en 2010/2011. Ils étaient 428 à avoir commercialisé des vins de France en 2009/2010. En 2010/2011, 664 metteurs en marché ont été agréés.

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Couverture du mois

Le chiffre de la semaine

2,4Mds


de bouteilles de vins et spiritueux français ont été vendues dans le monde en 2013.


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