Meilleur sommelier de France et conseil en vins.



Dominique Laporte « Si on laisse le client néophyte choisir seul au restaurant, il prend forcément une étiquette connue et donc du bordeaux. Il se décide par rapport au nom ou au packaging, au sommelier de conseiller un profil type et une identité de vin par une région, un millésime, une appellation ou un cépage. C’est au consommateur que revient la décision mais quand il s’y connaît peu, il se laisse tenter par la facilité et opte souvent pour le vin le moins cher en se disant qu’il limite les risques. Il voudra alors un vin fruité, en général un premier prix.

Un sommelier peut pourtant jouer avec le plat qui arrive souvent à faire aimer un vin particulier que l’on arriverait pas a faire apprécier en dégustation seule. Sur les marchés émergents, notamment la Chine, on éduque les consommateurs, notamment au travers de formations dans le cadre de Sud de France. Au début, les participants vont sur des vins faciles et accessibles puis s’orientent d’eux-mêmes vers des vins plus complexes.

Les consommateurs chinois aiment en général le merlot et le grenache, plus flatteurs surtout passés en bois et avec des sucres résiduels. Ils iront plus tard sur des vins minéraux, plus fins et tendus. On ne perçoit l’identité du terroir que lorsque l’on devient connaisseur. Les maturités optimales de nos jours améliorent forcément la qualité des vins.

Sur ce marché, on vend soit une bouteille à 1,30 € départ cave soit un grand cru, Lafite de préférence. Le gros des acheteurs ne s’y connaît pas et pour gagner du temps et de l’argent, ne tient pas à en connaître davantage. »

RVI 3898 - mai 2012

Couverture du mois

Le chiffre de la semaine

10%


des français achètent du vin sur internet selon le baromètre SOWINE/SSI 2013.


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